La prestigieuse ganadería de Victoriano del Río vient d’être honorée à Pampelune, recevant le Trophée Carriquiri 2024, une distinction qui célèbre l’excellence dans l’élevage taurin lors des célèbres fêtes de San Fermín. Ce prix récompense le taureau Campanilla, portant le numéro 179, issu du second fer familial : Toros de Cortés.
Un trophée emblématique pour un élevage d’exception
Dans l’univers passionné de la tauromachie espagnole, les récompenses attribuées aux éleveurs symbolisent la reconnaissance d’un travail d’excellence et de passion. Le Trophée Carriquiri, particulièrement convoité, met en lumière les taureaux qui se sont distingués par leur bravoure et leur noblesse pendant les corridas des fêtes de Pampelune.
Pour Victoriano del Río, cette distinction vient confirmer la qualité exceptionnelle de son élevage, régulièrement présent dans les plus grandes arènes d’Espagne. Le taureau Campanilla a su conquérir le public et les spécialistes par son comportement exemplaire dans l’arène, incarnant les valeurs recherchées par les aficionados : puissance, noblesse et combativité.
Toros de Cortés : le second fer qui brille de mille feux
Fait remarquable, l’animal primé n’est pas issu du fer principal de Victoriano del Río, mais de Toros de Cortés, le second élevage de la famille. Cette distinction souligne la cohérence et la qualité du travail génétique mené par cette maison, capable de produire des taureaux d’exception sous différentes devises.
Les connaisseurs ne seront pas surpris : la ganadería de Victoriano del Río s’est forgé, au fil des années, une réputation d’excellence et de régularité. Ses taureaux, appréciés tant par les matadors que par le public, sont synonymes de spectacle de qualité et de combats nobles.
Pampelune, écrin prestigieux de la tauromachie mondiale
La remise de ce trophée s’inscrit dans le cadre des mythiques fêtes de San Fermín, événement mondialement connu qui attire chaque année des milliers de visiteurs à Pampelune. Au-delà des célèbres encierros (lâchers de taureaux dans les rues), la cité navarraise organise une feria taurine particulièrement prestigieuse.
Recevoir une distinction lors de cet événement revêt une importance particulière pour les éleveurs, tant la place occupe une position centrale dans le calendrier taurin international. Pour Victoriano del Río, c’est la reconnaissance d’un travail méticuleux de sélection et d’élevage qui porte aujourd’hui ses fruits.
L’art de l’élevage taurin : un patrimoine vivant
Derrière cette récompense se cache tout un univers méconnu du grand public : celui des éleveurs de taureaux de combat. Ces ganaderos consacrent leur vie à perpétuer des lignées génétiques, sélectionnant avec minutie les reproducteurs pour obtenir des animaux correspondant aux critères exigeants de la corrida.
“L’élevage d’un toro bravo est un art qui se mesure en décennies, pas en années”, rappellent souvent les professionnels du secteur. La récompense obtenue par Victoriano del Río est ainsi le fruit d’un travail de longue haleine, fait de patience, d’observation et de passion.
Cette distinction illustre également l’importance culturelle majeure que conserve la tauromachie dans certaines régions d’Espagne, où elle reste considérée comme un patrimoine vivant et une tradition ancrée dans l’identité locale.
Alors que la saison taurine se poursuit dans toute la péninsule ibérique, ce trophée vient rappeler que derrière chaque corrida se cache le travail acharné d’hommes et de femmes dévoués à un art séculaire, perpétuant une tradition dont les racines plongent au plus profond de l’histoire espagnole. Et si cette récompense honore aujourd’hui Victoriano del Río, elle nous interroge aussi : qui seront les éleveurs qui marqueront la prochaine décennie de la tauromachie?

